Noruega pide la salida de Infantino por el Mundial 2034 de Arabia Saudí
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La Norvège demande le départ d’Infantino au sujet du Mondial 2034 en Arabie saoudite

La Fédération norvégienne de football est devenue la première association nationale à demander publiquement à Gianni Infantino de démissionner de son poste de président de la FIFA, affirmant que la confiance en son leadership était définitivement perdue. Cette décision, soutenue par une nouvelle plainte éthique regroupant son projet d’investissement abandonné, le prix de la paix de la FIFA remis à Trump et l’annulation de la suspension de Balogun, représente la plus forte escalade à ce jour dans une crise qui touche l’organisation chargée de superviser la Coupe du monde 2034 en Arabie saoudite. La Fédération norvégienne de football a publiquement demandé la démission de Gianni Infantino, tandis qu’une nouvelle plainte éthique devrait porter sur trois controverses distinctes.

La présidente de la Fédération norvégienne de football, Lise Klaveness, a demandé vendredi à Gianni Infantino de démissionner de son poste de président de la FIFA. Elle a déclaré au Guardian que la confiance en son leadership n’existait plus et qu’il n’y avait aucun retour possible pour lui. Cette demande, formulée après une réunion du conseil d’administration de la fédération norvégienne jeudi, constitue le premier appel public à la démission lancé par une association nationale de football depuis l’effondrement, une semaine plus tôt, du projet d’Infantino visant à vendre des participations liées à la Coupe du monde. Le radiodiffuseur norvégien NRK a rapporté que la fédération déposerait également une nouvelle plainte auprès de la commission d’éthique de la FIFA. Celle-ci porterait sur le projet d’investissement abandonné, le prix de la paix de la FIFA remis au président Trump et l’annulation d’une suspension concernant le joueur américain Folarin Balogun. Ces trois épisodes distincts ont chacun suscité des critiques à l’égard de la direction d’Infantino au cours de l’année écoulée, alors que le président de la FIFA fait également l’objet d’un examen accru concernant le rôle de l’organisation dans la supervision des préparatifs de l’Arabie saoudite pour accueillir la Coupe du monde 2034.

« Il n’y a désormais plus aucune confiance envers Infantino »

Klaveness a déclaré au Guardian que la fédération norvégienne était arrivée à la conclusion qu’il n’y avait désormais plus aucune confiance envers Infantino. Elle a ajouté que les inquiétudes concernant sa direction s’étaient constamment aggravées, avec, selon ses propres termes, une nouvelle évolution préoccupante à chaque étape de chaque année. Elle a affirmé que la confiance avait désormais totalement disparu et qu’il n’y avait aucun retour possible pour lui. S’adressant séparément aux journalistes, Klaveness a déclaré qu’Infantino ne disposait plus de la confiance institutionnelle nécessaire pour diriger la FIFA de manière stable dans le contexte actuel. Elle a également confirmé la position de la fédération selon laquelle il n’y avait plus de retour en arrière possible pour lui.

Une plainte éthique officielle regroupe trois controverses

Selon NRK, la fédération norvégienne entend déposer une nouvelle plainte auprès de la commission d’éthique de la FIFA. Celle-ci regroupera le projet d’investissement FIFA Forward Enterprise, aujourd’hui abandonné, le prix de la paix de la FIFA remis au président Trump et l’intervention d’Infantino dans la suspension de la sanction disciplinaire infligée à Folarin Balogun après un appel téléphonique de Trump pendant la Coupe du monde de cette année. Klaveness a déclaré que la fédération était arrivée à un point où des mesures exceptionnelles étaient nécessaires pour instaurer un changement durable au sein de l’organisation. Elle a ainsi présenté la plainte comme une réponse structurelle, plutôt que comme une réaction à un seul incident.

Une longue série d’avertissements de la Norvège

L’appel à la démission lancé par Klaveness est l’aboutissement de plusieurs années de critiques documentées de la part de la fédération norvégienne, qui s’est imposée sous sa direction, depuis 2022, comme l’une des critiques internes les plus persistantes de la FIFA. Elle avait auparavant condamné le discours prononcé par Infantino à la veille de la Coupe du monde 2022 au Qatar. À cette occasion, il avait déclaré qu’il s’identifiait aux Qataris, aux Arabes, aux Africains, aux homosexuels, aux personnes handicapées et aux travailleurs migrants afin de soutenir que les critiques concernant le bilan du Qatar en matière de droits humains relevaient de l’hypocrisie. Klaveness avait alors déclaré que la rhétorique d’Infantino rappelait le langage utilisé par des dirigeants d’États dangereux. Elle faisait également partie des présidents de fédérations qui avaient critiqué l’arrivée tardive d’Infantino au congrès de la FIFA au Paraguay, après un voyage au Moyen-Orient pour rencontrer Trump. Elle s’était aussi opposée à la procédure accélérée et sans concurrence qui avait confirmé l’Arabie saoudite comme pays hôte de la Coupe du monde 2034 en 2024.

La menace de boycott de l’UEFA reste d’actualité

Reuters a rapporté que l’UEFA avait confirmé jeudi que sa menace de boycotter la Coupe du monde et les autres compétitions de la FIFA restait d’actualité, malgré l’abandon officiel du projet d’investissement et les excuses formelles de la FIFA. Cette confirmation indique que la crise ne s’est pas véritablement apaisée, même après le recul d’Infantino et ses excuses lors d’une réunion organisée à Rabat plus tôt dans la semaine. La FIFA avait alors déclaré avoir présenté ses excuses à ses membres pour les erreurs commises pendant cet épisode.

Toutes les fédérations ne se sont pas retournées contre Infantino

Reuters a rapporté que l’opposition à Infantino était loin d’être universelle. La Fédération mexicaine de football a publié un communiqué indiquant qu’elle ne reconnaîtrait ni n’approuverait aucun processus organisé en dehors du cadre institutionnel de la FIFA. Elle a ainsi exprimé explicitement son soutien au leadership d’Infantino et à son engagement déclaré de développer le football au bénéfice des 211 associations membres. La Fédération argentine aurait également apporté son soutien à Infantino, aux côtés d’un petit nombre d’autres associations nationales qui continuent de le soutenir, alors que l’UEFA, la CONCACAF, la Confédération asiatique de football et désormais la Norvège se sont retournées contre lui.

Une présidence de plus en plus marquée par des liens politiques étroits

Les commentaires indépendants consacrés à la campagne de Klaveness visant à réformer la FIFA ont établi un lien direct entre la crise actuelle et le modèle plus large de relations politiques d’Infantino au cours de sa décennie à la tête de l’organisation. Ils soulignent les liens étroits qu’il a entretenus pendant son mandat avec Vladimir Poutine, les dirigeants du Qatar et, plus récemment, Mohammed ben Salmane, dirigeant de l’Arabie saoudite. Cette dernière investit massivement dans la FIFA et accueillera la Coupe du monde 2034 après une procédure de candidature décrite comme opaque. Cette analyse présente les appels actuels à la démission non pas comme une réaction isolée à un seul projet d’investissement avorté, mais comme l’aboutissement d’une série de préoccupations liées à la gouvernance, remontant à la Coupe du monde 2022 au Qatar et s’étendant jusqu’à la décision d’attribuer l’organisation du Mondial 2034 à l’Arabie saoudite.

Pourquoi cela compte pour la Coupe du monde 2034 en Arabie saoudite

L’organisation de la Coupe du monde 2034 par l’Arabie saoudite dépendra de la stabilité institutionnelle continue de la FIFA au cours des huit prochaines années. Le fait qu’une fédération nationale affichant un bilan aussi solide et constant de critiques en matière de gouvernance que la Norvège demande directement la démission de l’homme qui dirige la FIFA depuis le processus de candidature et l’attribution de l’organisation à l’Arabie saoudite constitue un signal important. Ce signal ne tient pas uniquement à l’appel à la démission lui-même, mais également aux épisodes précis que la future plainte éthique de la fédération prévoit de regrouper. Chacun de ces épisodes — le projet d’investissement, le prix de la paix remis à Trump et l’annulation de la suspension de Balogun — reflète la même préoccupation fondamentale déjà soulevée par les organisations de défense des droits humains et les plaignants dans le cadre de la candidature saoudienne pour 2034 : une direction de la FIFA disposée à prendre des décisions majeures avec peu de transparence et, selon ses détracteurs, d’une manière qui privilégie les relations avec des personnalités puissantes au détriment de la responsabilité institutionnelle.

Un test pour déterminer si une réforme suivra les appels à la démission

Klaveness a déclaré que la Norvège chercherait à obtenir la démission d’Infantino par un dialogue direct avec la FIFA, plutôt qu’en demandant la convocation d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’UEFA. Cette décision laisse ouverte la possibilité que d’autres fédérations nationales suivent l’exemple de la Norvège dans les prochaines semaines. Les candidats devant déclarer leur intention de se présenter à l’élection présidentielle de mars avant le 18 novembre, l’intervention de la Norvège ajoute une pression réelle à une course qui, jusqu’à la crise de ce mois-ci, semblait acquise à Infantino.

Un débat plus large sur la responsabilité et le sportswashing

L’appel de la Norvège à la démission d’Infantino, ainsi que sa future plainte éthique reliant trois des épisodes les plus controversés de sa présidence, représentent à ce jour le défi institutionnel le plus clair lancé à la direction de la FIFA depuis l’intérieur même de ses membres. Ni la FIFA ni Infantino n’ont directement répondu aux commentaires de Klaveness. Pour les organisations de défense des droits, les fédérations et les supporters qui remettent en question depuis des années la transparence du processus décisionnel de la FIFA, notamment dans le traitement des droits d’organisation de la Coupe du monde 2034 par l’Arabie saoudite, l’intervention de la Norvège devrait être interprétée comme la confirmation que ces préoccupations ne se limitent plus aux critiques extérieures. Elles se trouvent désormais au cœur d’une véritable confrontation sur l’identité de la personne appelée à diriger le football mondial jusqu’au tournoi de 2034.