Transparence contestée dans la candidature 2034
Credit: skysports.com

Transparence en doute dans la candidature FIFA 2034

L’attribution de la Coupe du monde 2034 à l’Arabie saoudite a suscité une large controverse mondiale, principalement en raison du manque de transparence dans le processus de candidature de la FIFA et des graves violations des droits humains commises par le Royaume. Cet article examine les zones d’ombre entourant la candidature, montrant comment la gestion de la FIFA sape les principes d’équité et de responsabilité indispensables au tournoi de football le plus prestigieux au monde. Les exécutions documentées, la répression de la liberté d’expression et l’exploitation des travailleurs migrants renforcent les appels au boycott, suggérant que l’Arabie saoudite est un hôte inapproprié pour un événement censé célébrer la dignité humaine et l’esprit sportif.

Un processus de candidature accéléré et opaque

En octobre 2023, la FIFA a lancé un calendrier accéléré combinant l’attribution des Coupes du monde 2030 et 2034 dans un seul processus. Cette rapidité a empêché les associations membres d’examiner et de débattre correctement les mérites et implications des candidatures. Peu après, l’Arabie saoudite est devenue l’unique candidate, après le retrait ou la disqualification d’autres pays en raison de contraintes internationales.
La confirmation de l’Arabie saoudite a été faite lors d’un vote virtuel à l’unanimité, sans débat préalable ni publication complète d’une évaluation des droits humains.

Le processus a été marqué par de graves lacunes et une absence d’engagement des parties prenantes. L’évaluation des droits humains n’a duré que six semaines et n’a pas inclus de consultations avec la société civile, les syndicats ou les communautés concernées. Cette approche a donné une apparence superficielle de légitimité et contredit les engagements publics de la FIFA en matière de droits humains et de gouvernance responsable.

Les préoccupations en matière de droits humains ignorées

Le bilan de l’Arabie saoudite — notamment plus de 240 exécutions en 2025 et la répression systématique de la dissidence — contredit les valeurs que la FIFA prétend défendre. Les travailleurs migrants essentiels aux préparatifs du tournoi font face à des conditions proches du travail forcé sous le système de kafala, avec confiscation de passeports et salaires impayés. La liberté d’expression reste fortement limitée, affectant particulièrement les militantes et défenseurs des droits humains.

Malgré ces violations documentées, la FIFA n’a pas exigé de réformes concrètes. Le rapport sur les droits humains manquait de transparence et excluait les organisations indépendantes. Le vote à l’unanimité a étouffé toute opposition interne.

Une répétition des controverses passées

Ce déficit de transparence prolonge un schéma inquiétant. Les Coupes du monde 2018 (Russie) et 2022 (Qatar) avaient déjà été entachées d’accusations de corruption, d’opacité et de violations systémiques des droits humains. La candidature saoudienne reproduit ces tendances, avec un rythme encore plus rapide et des considérations politiques surpassant l’éthique du sport.

Impact sur la crédibilité de la FIFA

Le manque de transparence sape la crédibilité de la FIFA et remet en question son engagement envers l’équité et le respect. L’absence de débat ouvert et l’évaluation superficielle des droits humains érodent la confiance du public.
La FIFA risque d’être perçue comme complice d’un processus de sportswashing, mettant en danger l’autorité morale du football mondial.

Défis juridiques et actions de la société civile

Plusieurs organisations internationales ont contesté la décision auprès de l’ONU et du mécanisme interne de la FIFA. Les experts juridiques affirment que la FIFA viole ses engagements envers les principes directeurs de l’ONU. Ils demandent la suspension de l’attribution et une reprise du processus avec des critères stricts et transparents.

L’appel au boycott de la Coupe du monde 2034

Les appels au boycott se multiplient en raison des violations saoudiennes et du processus opaque. Le boycott est présenté comme un outil de pression pour forcer la FIFA à adopter une gouvernance plus éthique.

Un processus accéléré qui mine les valeurs du football

Le processus rapide et opaque de sélection de l’Arabie saoudite mine les principes de transparence, d’équité et de respect des droits humains, justifiant les appels internationaux au boycott pour préserver la crédibilité du tournoi.