La décision d’attribuer à l’Arabie saoudite l’organisation de la Coupe du Monde 2034 a suscité de vastes critiques et un activisme croissant. Le processus de candidature a été décrit comme non compétitif et manipulé. La FIFA a limité les candidatures aux pays d’Asie et d’Océanie, réduisant fortement le nombre de candidats possibles. Le calendrier accéléré a empêché plusieurs pays de se préparer, provoquant des retraits, notamment celui de l’Australie.
La confirmation controversée de la candidature saoudienne par acclamation, sans vote formel, a empêché les opposants de s’exprimer officiellement. Les observateurs dénoncent une décision influencée par des considérations politiques et financières plutôt que sportives, créant un précédent inquiétant pour la gouvernance mondiale du sport.
Droits humains et appels au boycott
Les violations persistantes des droits humains en Arabie saoudite — répression généralisée, procès de masse, discrimination envers les minorités et abus contre les travailleurs migrants — sont au cœur des critiques. Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres organisations ont mis en garde contre les risques encourus par les travailleurs et groupes marginalisés impliqués dans les préparatifs du Mondial.
Ces organisations, soutenues par des syndicats, diasporas et groupes de supporters, appellent au boycott si la situation des droits humains ne s’améliore pas nettement.
Critiques de l’évaluation des droits humains par la FIFA
En 2024, plusieurs groupes de défense des droits humains ont sévèrement critiqué AS&H Clifford Chance, le cabinet mandaté par la FIFA pour effectuer une évaluation des risques. Le rapport a été jugé défaillant pour avoir minimisé les dangers pesant sur les travailleurs, les femmes, les personnes LGBTQ et les militants. Les critiques estiment que la FIFA s’est appuyée sur cette évaluation biaisée pour justifier l’attribution du tournoi.
Droits des travailleurs sous surveillance
Des enquêtes publiées en 2025 révèlent des abus persistants contre les travailleurs migrants : conditions dangereuses, salaires impayés, logements insalubres et restrictions du système de kafala. Des organisations internationales avertissent que, sans protections contraignantes, le Mondial risque d’être associé au travail forcé et à des souffrances humaines massives.
Dynamiques politiques internationales et régionales
Les Émirats arabes unis soutiennent la candidature saoudienne, soulignant la capacité régionale à organiser de grands événements. Toutefois, ce soutien reflète des intérêts géopolitiques plus larges dans une région où la transparence et la liberté de la presse restent limitées.
Intensification de la surveillance publique et médiatique
L’attribution du Mondial 2034 a déclenché de vastes débats médiatiques et une mobilisation mondiale en ligne. Les militants exigent transparence, responsabilité et réformes crédibles en matière de droits humains. Les médias mettent également en lumière l’utilisation du sport comme outil de “sportswashing”.
Défis stratégiques de la FIFA et réponse
La FIFA reconnaît l’importance des droits humains et affirme suivre un plan de surveillance renforcé. Toutefois, organisations et observateurs doutent de sa capacité réelle à imposer des garanties en Arabie saoudite. Des rapports publiés en 2025 accusent la FIFA de négligence grave et rappellent les échecs du Qatar 2022.
Vers de nouvelles réformes de gouvernance sportive
La polémique souligne la nécessité urgente de réformes structurelles : critères plus stricts, transparence accrue et intégration des droits humains au cœur des processus d’attribution.