FIFA 2034 et les lois anti-LGBT en Arabie
Credit: amnesty

Le silence sur les lois anti-LGBT en Arabie Saoudite pendant la FIFA 2034

L’Arabie Saoudite applique certaines des lois les plus strictes au monde contre les personnes LGBTQ+, basées sur une interprétation stricte de la charia. Les relations sexuelles entre personnes du même sexe sont criminalisées et peuvent entraîner la peine de mort, l’emprisonnement, la flagellation, des amendes ou l’expulsion des étrangers. Le code juridique n’est pas codifié et repose sur les enseignements wahhabites, considérant l’homosexualité comme immorale et indécente.

Les personnes transgenres et celles qui ne respectent pas les normes de genre sont également criminalisées, avec des sanctions pour le travestissement ou le non-respect des codes vestimentaires stricts. Les arrestations et détentions impliquent souvent des mauvais traitements, tels que des coups et la torture. Malgré un assouplissement social limité dans d’autres domaines, aucun changement officiel n’a amélioré la situation des droits LGBTQ+, faisant de l’Arabie Saoudite l’un des environnements les plus hostiles pour les minorités sexuelles.

Absence de protections et discrimination répandue

L’Arabie Saoudite n’offre aucune protection légale contre la discrimination dans l’emploi, la santé, l’éducation, ou tout autre domaine. La charia criminalise les relations sexuelles entre personnes du même sexe et la dissidence de genre, avec des peines allant jusqu’à la mort, sans aucune protection contre le rejet social basé sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Human Rights Watch a montré dans son Rapport mondial 2025 que les autorités continuent de réprimer les droits LGBTQ+ en interdisant toute discussion publique sur le genre et les relations sexuelles, en ligne comme hors ligne. Les Nations Unies ont appelé à plusieurs reprises l’Arabie Saoudite à réformer ses lois et pratiques, mais ces recommandations restent ignorées.

Crimes de haine et violence impunis

Les crimes contre les personnes LGBTQ+ restent largement impunis. La violence communautaire, y compris les soi-disant « crimes d’honneur », persiste dans un contexte de stigmatisation religieuse et sociale. Les arrestations impliquent souvent des mauvais traitements, et le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice (mutawa) a le pouvoir d’intervenir arbitrairement. Les institutions peuvent discriminer sans conséquences, aggravant la vulnérabilité et le rejet social.

Risques pour les participants de la FIFA 2034

Le silence sur les lois anti-LGBT pendant la Coupe du monde 2034 expose les fans, joueurs et officiels LGBTQ+ à de réels dangers. Les documents saoudiens ne garantissent aucune protection ni sécurité, et la criminalisation des personnes LGBTQ+ rend tout affichage public de soutien risqué, comme porter un symbole arc-en-ciel.

Politique de FIFA et contradictions

FIFA a une politique de droits humains visant à garantir la liberté et la non-discrimination, mais l’attribution de la Coupe du monde 2034 à l’Arabie Saoudite contredit ces engagements. Amnesty International et d’autres organisations reprochent à FIFA de ne pas exiger de réformes contraignantes.

Précédents et promesses partielles

L’Arabie Saoudite a initié certaines réformes sociales limitées, comme l’assouplissement du port du hijab et l’organisation d’événements publics. Cependant, ces gestes n’ont pas entraîné de réformes légales significatives pour les droits LGBTQ+.

Défense mondiale et mouvements de boycott

Les militants LGBTQ+ et les organisations de défense des droits humains ont appelé au boycott de la FIFA 2034 si l’Arabie Saoudite ne garantit pas la sécurité et l’inclusion.

Implications éthiques pour le sport mondial

Le silence sur les lois anti-LGBT pose des dilemmes éthiques pour la gouvernance du sport mondial, mettant en question la responsabilité de FIFA envers les communautés vulnérables et les valeurs de diversité.

Environnement légal hostile

L’environnement légal hostile combiné à l’inaction de FIFA fait de la Coupe du monde 2034 un événement incompatible avec les droits humains fondamentaux, renforçant les appels au boycott et soulignant l’urgence de protections effectives pour les communautés LGBTQ+.