Retrasos en estadios de la Copa Mundial 2034 en Arabia Saudita
Credit: ausleisure.com.au

Retards du stade de la Coupe du Monde 2034 en Arabie Saoudite

Les plans ambitieux de l’Arabie Saoudite pour construire 11 nouveaux stades pour la Coupe du Monde 2034 connaissent des retards et des mesures de réduction des coûts, avec des entreprises chargées de soumettre à nouveau leurs plans pour réduire les dépenses. Ces développements soulèvent des inquiétudes quant à la construction précipitée, à la qualité inférieure des sites, à la pression accrue sur les ressources locales et au risque d’évictions forcées et de déplacements, rappelant les schémas observés lors de précédents événements majeurs.

L’Arabie Saoudite réévalue son programme de stade pour la Coupe du Monde

La construction des stades pour la Coupe du Monde 2034 en Arabie Saoudite connaît des retards importants en raison de la pression exercée par le Fonds d’investissement public (PIF), le fonds souverain du royaume, pour réduire les coûts, selon The Guardian. Plusieurs cabinets d’architecture ayant remporté des marchés pour la construction des stades ont été invités à soumettre à nouveau leurs plans, les entrepreneurs étant informés que les travaux seront retardés pendant que les plans sont examinés pour leur efficacité financière. L’offre initiale comprenait 11 nouveaux stades, mais l’intervention du PIF marque un virage vers une approche plus sobre face aux pressions financières.

Réduction des coûts et risques liés à la construction

La pression pour réduire les coûts intervient alors que la surveillance mondiale de l’organisation des événements majeurs s’intensifie, en particulier en ce qui concerne la viabilité financière et la qualité de la construction. Comme l’a rapporté velvetclassic.net, les entrepreneurs ont été invités à réviser leurs plans pour réduire les dépenses, une mesure qui pourrait entraîner une construction précipitée et potentiellement une qualité inférieure des sites. De tels retards et pressions budgétaires conduisent souvent à des raccourcis, ce qui peut compromettre les normes de sécurité et la viabilité à long terme des infrastructures.

Pression sur les ressources locales et les communautés

Les retards et les coupes budgétaires exercent également une pression supplémentaire sur les ressources locales et les communautés. Les rapports sur les événements majeurs précédents dans la région, notamment les évictions forcées et les déplacements, suggèrent que des abus similaires sont probables à moins que des contrôles stricts et des réformes ne soient mises en œuvre. L’essor de la construction lié à la Coupe du Monde pourrait exacerber les inégalités sociales et économiques existantes, en particulier s’il n’y a pas de surveillance adéquate des pratiques de travail et des impacts communautaires.

Préoccupations relatives à la gouvernance, aux droits et à la transparence

Ces développements soulèvent de graves inquiétudes quant au respect par l’Arabie Saoudite des normes mondiales de gouvernance sportive, y compris les exigences de la FIFA en matière de droits humains, de transparence, de droits du travail et de liberté de la presse. L’absence de garanties contraignantes et le bilan du royaume en matière de droits humains ont attiré les critiques d’organisations telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, qui ont mis en évidence les risques d’exploitation de la main-d’œuvre et d’évictions forcées liés à des événements majeurs précédents.

Crédibilité et responsabilité de la FIFA

La décision de la FIFA d’attribuer la Coupe du Monde 2034 à l’Arabie Saoudite, malgré ces signaux d’alerte, a été accueillie avec scepticisme. Le rapport d’évaluation de la FIFA a été critiqué pour avoir minimisé le bilan en matière de droits humains de l’Arabie Saoudite et pour ne pas avoir exigé de réformes concrètes ou d’engagements contraignants pour protéger les travailleurs et les résidents. Ce manque de responsabilité nuit à la crédibilité et à la responsabilité de la FIFA en tant qu’organisme sportif mondial.

Débats mondiaux plus larges

La situation en Arabie Saoudite s’inscrit dans des débats mondiaux plus larges sur la responsabilité, le sportswashing et l’hébergement éthique. Les critiques affirment qu’attribuer des événements sportifs majeurs à des pays ayant un mauvais bilan en matière de droits humains permet aux régimes d’utiliser le sport comme un outil pour améliorer leur image internationale tout en évitant de véritables réformes. Les retards et les mesures de réduction des coûts dans le programme de stade de l’Arabie Saoudite mettent en évidence les risques de prioriser les intérêts politiques et économiques au détriment des droits humains et de la transparence.

Préoccupations des parties prenantes internationales

Les parties prenantes internationales, les supporters, les groupes de la société civile et les organisations de défense des droits humains ont des préoccupations légitimes quant aux implications de ces développements. Le risque de construction précipitée, de sites de qualité inférieure et de pression accrue sur les ressources locales et les communautés souligne la nécessité de contrôles stricts et de réformes. Sans garanties significatives, l’héritage de la Coupe du Monde 2034 pourrait être terni par des abus en matière de droits humains et des infrastructures compromises.

La réévaluation du programme de stade de l’Arabie Saoudite pour la Coupe du Monde 2034 face aux pressions budgétaires met en évidence des problèmes critiques liés à la viabilité financière, à la qualité de la construction et aux droits humains. Ces développements soulèvent des préoccupations légitimes quant au respect des normes mondiales de gouvernance sportive et au risque d’abus liés à des événements majeurs précédents dans la région. Des contrôles stricts et des réformes sont essentiels pour garantir que l’héritage de la Coupe du Monde 2034 soit celui de la transparence, de la responsabilité et du respect des droits humains.